Charlotte Erlih – Embrasser Kaboul : sur les pas d’une française en Afghanistan

  1. Résumé
  2. Un destin incroyable !
  3. Des questions sans réponses
  4. En conclusion
    1. Ma note :

J’ai pu découvrir ce roman grâce à Netgalley où il est en accès libre. Charlotte Erlih a en plus de ce roman, écrit et co-réalisé un documentaire sur Élisabeth Naïm Khan : « Une française à Kaboul ».

C’est un peu par hasard que j’ai fait la demande pour avoir accès à la lecture de ce livre. Je ne suis pas souvent attirée par l’Histoire du Moyen Orient, mais là, j’ai été intriguée par le résumé de ce roman.

Résumé

Saint-Malo, 1926. Élisabeth, pétillante secrétaire bretonne, rencontre un jeune prince afghan, le beau Naïm Khan. Après la naissance de leur premier enfant, le couple part s’installer à Kaboul sans se douter qu’une rébellion traditionaliste s’apprête à renverser le roi éclairé Amanullah Khan. À son arrivée, Élisabeth se retrouve à mener la vie recluse imposée désormais aux Afghanes. La quête pour leur liberté va devenir le combat de son existence. Près d’un siècle plus tard, la narratrice hérite des archives d’Élisabeth par l’entremise de son petit-fils. Elle s’empare de ce matériau précieux pour plonger dans quarante années méconnues et fondatrices de l’histoire d’Afghanistan, au cours desquelles Élisabeth n’eut de cesse de lutter pour l’émancipation féminine

Autant le dire tout de suite : le coup de cœur était proche, très proche ! Je ne savais pas tout à fait à quoi m’attendre en lisant ce livre et pourtant : le charme a opéré.

Un destin incroyable !

Il s’agit d’un magnifique roman qui mélange à la fois la vie d’Elisabeth et les réflexions de l’autrice, Charlotte Erlih, sur la rédaction de son livre. La romancière a été approchée par le petit-fils d’Elisabeth Naïm Khan. Il voulait que le monde connaisse l’histoire incroyable de sa grand-mère : la première française à s’expatrier en Afghanistan dans les années 1920. « Embrasser Kaboul » est un roman biographique qui tâche de retracer le parcours d’une femme à l’aide de ses correspondances, du journal de son époux et des documents de famille. Il y a quelques zones d’ombre qui malheureusement risquent de le rester à jamais, malgré tout, nous embarquons dans un incroyable voyage.

Tout comme l’autrice, je me suis laissée avoir par Elisabeth et Naïm. J’ai cru également naïvement que c’est leur histoire d’amour qui a motivé les choix d’Elisabeth, j’ai rapidement déchanté. Elisabeth était une jeune femme libre et en avance sur son temps. Avant son mariage, elle vivait seule à Londres à une époque où les femmes s’éloignait peu de leur famille (surtout en dehors du mariage). Comment comprendre dans ce cas son choix de vie de tout quitter pour partir à Kaboul où la place des femmes était à l’opposé de ce qu’elle était en Europe à la même époque ? L’amour ? Elisabeth a rencontré Naïm, un jeune prince afghan, cousin du roi en place. Elle a sans doute espéré pouvoir agir grâce aux relations de son époux. Elle a dû penser que son statut d’européenne, d’épouse d’un membre de la famille royale la protègerait. Quelle désillusion ! Entre son mariage et son arrivée en Afghanistan, un coup d’état a bousculé la politique en place dans le pays et Elisabeth a dû se résoudre à mener la vie d’une afghane ordinaire : derrière les murs de sa maison ou sous le tchadri traditionnel pour sortir dans les rues de Kaboul.

Des questions sans réponses

Quand son mariage avec Naïm s’est révélé décevant, pourquoi n’est-elle tout simplement pas retournée en France ? Elle a eu plusieurs fois l’opportunité de rentrer au pays, alors pourquoi n’a t-elle pas tout simplement quitté Kaboul pour retourner « dans son monde » ? L’autrice ne le sait pas et c’est en quelques sortes le grand mystère de ce roman.

Par la suite, Elisabeth a réussi à gagner en émancipation et à mener des projets pour aider les femmes afghanes à trouver leur place dans cette société. Ses efforts ont été réduits à néant en 1980 avec l’arrivée des Soviétiques en Afghanistan.

En conclusion

J’ai adoré ce roman qui m’a permis d’en apprendre plus sur ce pays et sur la courte période où les femmes ont eu le droit de vivre à l’occidentale. J’ai été en revanche déçue qu’il se termine aussi rapidement sans creuser un peu plus les actions d’Elisabeth. J’aurais apprécié découvrir de quelle façon le départ d’Afghanistan vers la France s’est mis en place en 1980. C’est dommage car alors que nous passons la majorité du roman à comprendre pourquoi Elisabeth est restée à Kaboul, nous ne savons pas très bien pourquoi l’arrivée des Soviétiques constituait le point de non retour imposant un exil.

Ma note :

Note : 4 sur 5.

Connaissiez vous Elisabeth Naïm Khan ? Ce roman vous plairait-il ?

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